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Vouloir changer et appliquer une nouvelle éducation avec son enfant c’est un challenge de tous les jours et encore plus quand notre conjoint fait de la « résistance » !

Oui j’avoue, cet article est assez long, mais j’assume mon pavé car j’avais vraiment besoin de tout dire ! le sujet touche bien trop de questionnements pour faire un article de 10 lignes 🙂

En début de semaine, j’étais en séance de coaching avec une maman Ourse qui a fait plusieurs ateliers de parentalité, lu pleins de livres, assisté à des tas de conférences sur le sujet… ce sujet dont on parle tant, et dont les termes ne manquent pas : parentalité zen, bienveillante, positive, consciente, créative, communication non violente, relationnelle, empathique, écoute active… pour moi il n’y en a pas un meilleur qu’un autre, tous sont complémentaires et ont comme objectif de se (re)connecter avec son enfant dans une communication respectueuse, répondant aux besoins de l’adulte et du tout petit, de l’enfant et de l’adolescent, en prenant compte de son développement au sens large (affectif, émotionnel, physique, cognitif, psychologique, relationnel…. ).

Donc je reviens à maman Ourse, aujourd’hui qui est déçue, frustrée et en colère car papa Ours « non seulement ne s’intéresse pas à tous ces sujets, fait de la résistance, mais en plus, il fait l’inverse de ce qu’il faudrait faire » … « Tu te rends compte, me dit- elle, il est en train de mettre en l’air tout ce que je mets en place ! je n’arrive pas à le convaincre …  et puis comment tu as fait toi avec ton mari pour qu’il adhère et en plus, quelle chance tu as, il anime des ateliers pour les parents » …

Source www.bibamagazine.fr

Cela me fait penser dans les ateliers parents, quand il y a des papas (de plus en plus nombreux !), il y a régulièrement dans le groupe une ou des mamans qui les admirent… ce qui les gêne considérablement, car d’une part ils n’ont pas l’impression de faire un exploit, et trouvent cela normal d’être là, et de faire leur part, et d’autre part être comparé aux conjoints absents, les mets vraiment mal à l’aise :/

Alors avant d’aller plus loin, je précise que cet article ne concerne pas les cas de maltraitances physiques ou psychologiques d’un parent envers son enfant, on est bien d’accord !

Et si tu as un doute : http://www.enfant-encyclopedie.com/maltraitance-des-enfants/selon-experts/la-violence-psychologique

Toi qui me lis, j’imagine que ma réponse t’intéresse ? ma réponse va probablement te faire sourire, rire, te mettre mal à l’aise… et bien  j’ai appris à lui « lâcher la grappe à mon mari » et quand j’ai arrêté d’essayer de le convaincre, il s’y est intéressé, naturellement et à son rythme…. et tu sais quoi ? il est allé beaucoup plus vite que moi dans les prises de conscience et l’application de nouveaux outils, il s’est beaucoup moins posé de questions, moins culpabilisé et il voyait l’avenir avec tous les possibles pendant que moi, je me lamentais sur tout ce que j’avais raté. J’ai du faire un travail d’introspection et apaiser comme on dit « mon enfant intérieur », mes blessures pour pouvoir sortir de cette culpabilité. J’ai du me faire aider, accompagné, car nos enfants viennent « allumer nos propres boutons », réveiller tout ce que nous avons occulté, mit de côté pensant avoir oublié ou pensant qu’ils vont réparer nos blessures. J’ai travaillé sur l’art d’être parfaitement imparfaite élevant des enfants parfaitement imparfaits. Et d’accepter que dans cette nouvelle éducation je ne devais pas tomber dans le piège de tout contrôler, tout suivre à la lettre, et être perfectionniste ou parfaite dans mon nouveau rôle de maman bienveillante pour montrer l’exemple à la société et à mon entourage. Tu sais pourquoi ? car on peut en perdre son instinct, son intuition, sa spontanéité, son authenticité, sa joie de vivre, on peut se perdre et s’oublier en étant centré que sur son enfant de peur de ne jamais faire assez ou d’en faire trop.

Tu peux choisir cela comme un cadeau qui te fait grandir et voir le verre à moitié plein, ou comme une souffrance qui t’enferme dans une culpabilité lourde, pesante et voir le verre à moitié vide 

Source image www.openask.com

Tout est une question de point de vue. Changer de regard, cela s’apprend, être optimiste aussi, et cela demande de dépasser ses peurs, sortir de sa zone de confort, prendre sa part de responsabilité et agir en étant guidé et accompagné.

J’ai compris que si je souhaitais mettre en place une communication bienveillante, empathique, positive, à l’écoute des besoin de tous, plus douce et apaisante, je devais impérativement commencer par moi avec moi, puis moi avec mon mari et enfin moi avec mes enfants…. j’ai compris que se faire passer en dernier ne fonctionnait qu’à court terme, m’épuisait, me remplissait de colère car j’avais l’impression que je donnais tout le temps et ne recevait presque rien en retour. Le retour sur investissement de maman Ourse était très loin de ce qu’elle avait imaginé dans ses projections et ses pensées. J’ai compris que j’étais en grande partie responsable de cette relation, de mon positionnement tout comme cette maman Ourse qui à l’impression d’être seule aux commandes d’un navire qui part petit à petit à la dérive. Maman Ourse aimerait que d’un claquement de doigt, du moins quand elle allait décider pour toute la famille que ce serait le bon moment, tout devait changer et bouger et  Papa Ours se devait aussi de s’impliquer activement à ce nouveau projet familial. Elle vient de prendre conscience que son cheminement et ses prises de conscience ont prit du temps, et qu’entre les ateliers, les lectures et son nouveau projet de vie, son niveau de conscience avait changé depuis déjà de nombreuses semaines…. elle ne se sentait pas en harmonie avec ses valeurs, son fonctionnement, quelque chose lui disait « non » en elle. Oui mais pour papa Ours tout allait bien, avec des hauts et des bas et il n’est pas préparé à cette révolution, se remettre en question, se dire qu’il fait mal ou qu’il n’y arrive pas, avoir l’énergie de faire autrement, d’apprendre des nouvelles habiletés qui ne lui sont pas familières ou simples à mettre en place. En fait, parfois on pourrait se demander « Qui a un problème dans le couple ? »

Sais-tu pourquoi non seulement essayer de convaincre l’autre a de fortes chances de ne pas fonctionner, mais en plus procure l’effet inverse ? je te propose de prendre un exemple d’une personne très proche affectivement, qui a essayé de te convaincre sur un autre sujet. Rappelle toi quand cela n’a pas fonctionné et quand cela a fonctionné…. note les points négatifs et les points positifs… alors je ne sais pas pour toi, mais pour moi, quand une personne revient régulièrement sur le même sujet, s’entête à me prouver le contraire, me sortir des statistiques, des articles, argumenter, cela me crée de la résistance. Je n’ai pas envie de l’écouter, cela me provoque une réaction et pas des plus agréable, de la distance, l’envie parfois de partir ou de couper la communication, de la discorde…. je ne me sens pas respecté dans ce que je pense et pas forcément concerné par le sujet, surtout si je ne demande pas d’aide ou de conseils.

Savoir communiquer dans le couple, ce n’est pas chose facile… parfois ça coule de source et parfois on a besoin d’apprendre, de comprendre. La communication est très souvent un sujet de discorde et de conflits dans un couple. Chacun essayant de défendre son point de vue, avoir raison ou avoir le dernier mot, décider de ce qui est bon pour l’autre, le convaincre, le faire céder et par amour, par loyauté, par peur de perdre l’autre, par peur de perdre la relation, on oublie son besoin, on s’oublie, on n’ose pas exprimer son point de vue, dire que nous ne sommes pas d’accord et quand nous l’exprimons, malheureusement c’est avec de la colère, du ressenti, ce besoin de défendre son territoire…. je parle ici du couple, mais on le retrouve dans le milieu professionnel, auprès de sa famille avec ses parents ou ses frères et sœurs, auprès de son supérieur hiérarchique….  il n’y a pas que les mots, il y a le non verbal et le non verbal est souvent bien plus puissant que les mots 🙁

Par contre quand j’ai eu une information claire et simple sans me culpabiliser, et que la personne de part son savoir être et ce qu’elle dégage est authentique, qu’elle applique ce qu’elle fait et ce qu’elle dit, ne me fait pas une leçon de morale et respecte mon point de vue, alors le dialogue se créé et je ne me sens pas jugée. Je m’intéresse même, je pose des questions, je m’interroge sur une autre manière de faire et si le sujet me parle, cela va me donner envie de mettre de nouvelles choses en place. Je pense pour moi par exemple au végétarisme, au  « zéro déchet »; au jeûne…. et quand cela vient de mon conjoint je me sens libre, légère, respectée, je me sens en lien avec lui, complice… c’est ce qui me fait un grand OUI  à l’intérieur de moi.

 

Source photo www.sunuker.com

On appelle cela de l’EMPATHIE, la capacité à se mettre à la place de l’autre pour comprendre son point de vue, sans jugement, sans avoir comme objectif de changer l’avis de l’autre ou son propre avis 

Peut être que tu as des pensées comme « ma famille sera heureuse quand il/elle changera »,  « je serai une mère/père ou une femme/homme heureuse lorsqu’il/qu’elle changera », « dans notre famille il faut qu’on soit absolument sur la même longueur d’onde sinon ça ne peut pas fonctionner », « pour être heureux il faut que l’autre soit heureux », « mon bonheur dépend de l’autre » ou « mon malheur dépend de l’autre », « je me sentirais tellement mieux dès qu’il changera »….  bien… je t’annonce que tout cela est faux, on appelle cela des croyances ou des mensonges. Parfois nous avons des croyances très fortes qu’on nous a répété durant toute notre enfance ou que nous avons entendu, lu, ou que la société nous fait croire suivant notre culture….

Ce qui fonct