fbpx
+33.6.21.52.83.65 nathalie@laugier.me

« On ne peut connaître quelque chose qu’en l’expérimentant, et pour ce faire nous devons lui dire oui »  Swami Prajnanpad

 

Durant mon enfance j’ai ressenti beaucoup d’injustice face au « non » de mes parents ou des personnes qui m’entouraient, et qui revenait régulièrement.

Le jour où j’ai eu mes enfants, je me suis surprise à mon tour à répéter ce fameux « non » à beaucoup de reprises.

Très vite cela m’a interpellé et je ne me suis pas sentie « en phase » de ces « non » répétés de ma part, qui devenaient petit à petit leurs « non » à eux face à mes demandes ! Merci les neurones miroirs, je l’ai compris bien plus tard ^^

Un jour, je me suis posée, et je me suis demandée « mais pourquoi je dis non ? »  très souvent c’était le « non de principe », car j’étais fatiguée, j’étais occupée, ce n’était pas le bon moment pour moi, il fallait faire vite, il y avait d’autres priorités, l’heure tournait et tout était planifié ou chronométré, parce que je leur avais déjà répété 100 fois les mêmes choses, je voulais gagner du temps…. avec tous ces « non » répétés, je me suis rendue compte que je passais à côté des moments les plus importants de la vie de mes enfants et que je n’arrivais pas à être dans l’instant présent. J’étais tout le temps dans ce qu’il restait à faire, ce qu’il fallait faire, car en tant que maman, il me fallait être sur tous les fronts et jongler entre le travail et la maison.

Au final personne n’était gagnant des « non » répétés qui m’agaçaient à chaque fois que je les prononçais ! mes enfants étaient frustrés, en colère, et me renvoyaient à leurs tours, mes « non » à mes demandes. Le jeu du pouvoir se mettait vite en place, pour m’entendre dire au final  « NOMEO c’est qui qui décide dans cette maison ? »

Cette solution ne me convenait pas et ne me faisait pas un grand OUI intérieur, car c’est exactement, ce que je ne souhaitais pas mettre en place, dans l’éducation de mes enfants.

 

 

Alors le OUI est apparu, un peu plus tous les jours, en prenant conscience de mes besoins et de ceux de mes enfants. Je me suis aperçue que c’était un réel exercice car le « non » me venait tellement plus facilement… le non était un non d’automatisme ! il me fallait réfléchir pour poser un oui :/

J’ai trouvé des astuces en cherchant au début à droite et à gauche au fil de certaines lectures, puis surtout en expérimentant tous les jours pour avoir mes propres réponses et solutions. J’ai pratiqué l’écoute de mes besoins, de mes émotions, mes croyances, mes peurs et surtout choisir mes batailles !

C’est devenu par exemple :

« Oui après le repas », « oui après le bain »,  « oui dès que tu auras rangé ce jouet, tu pourras en prendre un autre », « oui je prends 5mn de mon temps avec toi maintenant et ensuite je fais ce que j’ai à faire « …. je me suis offerte du temps de « savoir être » à la place du « savoir faire ».

Dans certaines demande du « Maman je peux faire mes devoirs déguisé ? » par fatigue ou par peur de débordements, je répondais « Non, une autre fois ». Pour l’enfant « une autre fois » n’a aucune signification, et même pour l’ado ou l’adulte d’ailleurs ! Imaginez vous à Ikéa et vouloir une jolie chaise en promo, votre conjoint qui vous dit « non, une autre fois » ! euhhhh…. je ne sais pas vous, mais moi il me faudra une autre explication et pourtant à 44 ans mon cerveau est bien et bel terminé ! Pour un tout petit, certaines phrases, notamment tout ce qui est en lien avec le temps, n’a pas de signification….

Revenons à notre déguisement…. et pourquoi il ne ferait pas ses devoirs déguisé ? un jour j’ai dis ok et le pirate a fait 2 fois plus vite ses devoirs avec une efficacité redoutable ! Bon, je ne dis pas que ça va fonctionner à tous les coups, mais en tous les cas cela vaut la peine d’essayer !

Comment le fait de changer ce simple mot du NON de principe, par du OUI a été aussi efficace ? tout simplement que très souvent c’est un non car c’est pas le moment… pour moi en tant qu’adulte. Le fait de dire oui m’a obligé à faire des phrases positives, à donner des solutions à nos enfants, à poser nos limites ou nos conditions, à communiquer et surtout à coopérer.

Et là je vous entend me dire « mais Nathalie ? tu dis jamais non à tes enfants ? »

Ben si bien sûr ! mais je ne le dégaine plus systématiquement, et comme il est dit en « conscience » et qu’il a été réfléchi. Quand je pose un non, j’explique sur le moment ou en différé si je n’ai pas le temps, et le NON est accepté et il devient respecté. Ceci étant, autant au début je réfléchissais car les automatismes n’étaient pas encore là, autant maintenant, je le fais sans m’en rendre compte.  Pour le coup, le « non » est très rarement imposé et n’est plus utilisé dans un rapport de force ou de pouvoir. Maintenant que nos enfants sont des ados, nous mettons d’autres outils en place pour nous rassurer en tant que parents dans leurs demandes, mais je vous ferai un autre article à ce sujet 😉

Au final, le OUI a été une ouverture aux surprises, à l’émerveillement, à l’instant présent, à la spontanéité, à l’empathie de mes enfants et à l’écoute de mes propres besoins…. et surtout à la légèreté et à la simplicité des relations. J’ai aussi appris par la même occasion à me dire oui pour moi et m’offrir ce merveilleux cadeaux !

Nathalie Laugier – Coach thérapeute en développement personnel – Expertise dans les relations familiales – contact : nathalie@laugier.me

 

 

 

Nathalie LAUGIER

Coach Thérapeute développement personnel et familial
Formatrice professionnels petite enfance, enfance
Psychologie positive
Adultes, Enfants, Ados
Tél: 06.21.52.83.65
%d blogueurs aiment cette page :